Un groupe d’individu qui vit en marge d’une société occidentale peut-il être défini comme un groupe ethnique ? Le mot ethnique ne désigne-t-il pas tout ce qui est étranger au monde occidental ?
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Toutes ces questions relèvent-elles du fantasme ou du racisme ? En effet un bijou vénitien dans son essence est-il un bijou occidental, européen, italien ou ethnique ? Un bijou corse, une peinture basque, un collier péruvien sont-ils des objets d’art ethnique ? Ethnique vient du mot ethnie, tribu, un groupe d’être vivant qui possède des caractéristiques communes. Les gaulois étaient-ils un groupe ethnique ? Certainement si on les considère du coté des romains… Et les skinheads une ethnique particulière, issu de l’espèce occidentale ? Les hippies, à leur époque, devaient être un groupe ethnique… Ils arboraient des chemises à fleurs, des cheveux longs et commençaient à paraître avec des bijoux colorés et bigarrés… Peace and love… Mais à notre époque, dit évoluée, l’individu en groupe a tendance à considérer tous les autres groupes, soit comme des marginaux, soit comme des individus sous développés, pardon, en voie de développement… Mais l’art dans toutes ces considérations, où est sa place ? Dans la représentation de ce qui est son émotion, l’homme est passé maître… Depuis les grottes magdaléniennes, chaque époque a marqué son évolution par des traces, expression de la pensée, expression de sentiments, à l’origine grégaire, puis de plus en plus élaborées. L’homme a cultivé son esthétisme. Esthète n’est-il pas une locution proche du mot ethnique ? Et pourtant combien d’esthètes se sont-ils esbaudis sur les expressions de l’art ethnique, avec dans leur regard, toujours, ce petit air condescendant, ce pédantisme, étincelle de supériorité de l’occidental vis à vis des groupes ethniques… Mais chaque groupe d’homme, n’est-il pas une ethnie ? Parlons en avec les ethnologues…
Chaque ethnie humaine est différente l’une de l’autre mais reste tellement semblable, tellement humaine.
L’art ethnique n’est en fait que l’expression d’une création d’un groupe différent de celui auquel on appartient. Une ethnie bizarre à considérer n’est pas celle qui campe place Vendôme, celle qui fabrique des bijoux aux brillants impressionnants et aux prix inabordables ??? Est-elle semblable ou différente de ces groupes touareg, nomades, qui sont su forger leur identité, depuis leur bijoux, recherchés, en argent, bijou au bois d’ébène, bijou en croix du sud, monté en bagues, en colliers et surtout portés aux lobes de ces oreilles en boucles, jusqu’à la couleur indigo de leur voile. Ces hommes voilés de bleu qui laisse le visage de leur compagne aux yeux de tous ! Ces Boucles d’oreille qui ont été longtemps le signe distinctif d’un groupe ethnique particulier, les esclaves, que chaque femme considère aujourd’hui comme l’élément princeps de leur parure. Parure, paraître une même étymologie pour désigner ce que toutes les ethnies ont en commun. Paraître au regard de l’autre, ou du moins apparaître, et chargé de parures qui sont le signe ostentatoire d’une appartenance.
Chaque bijou en argent, chaque bague touareg créé par Laoula est à la fois un bijou de mode, chic et classe, un symbole qui retrace par ses signes cabalistiques, ciselés ou filigranés selon les traditions ancestrales des nomades ethniques touareg. Porte bonheur, gris gris avec des arabesques souvent serties d'ébène, signe d'un travail appliqué joaillier haute couture. Chimères ou promesses d'amour, présents tribales ou de famille, hymne à l'amour et à la beauté tous ces bijoux perpétuent leur essence artisanale. Chaque bijou est l'occasion pour Laoula d'aider les femmes touareg de l'association de Terezer au Niger Selon wikipédia.org, source : Les Touareg (au singulier un Targui) ou, sous sa forme francisée, les Touaregs (au singulier un Touareg) ou encore Kel Tamasheq sont un peuple de Berbères nomades vivant dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso. Leur langue est le tamajaq ou tamasheq ou encore tamahaq selon les régions. Ils utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcer tifinar). Ce sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord.
Les Touareg sont souvent appelés par les occidentaux, les « hommes bleus », d’après la couleur de leur chèche. Teinte avec de l’indigo, elle décolore sur la peau avec le temps. Ces populations sont confrontées à des formes d’assimilation culturelle et linguistique, à une marginalisation économique et politique qui les ont conduites à la lutte armée dans les années 1990. Beaucoup ont abandonné le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes en bordure du Sahara, comme Tamanrasset en Algérie ou Agadez au Niger.
L’origine de ce nom est inconnue. Certains pensent qu’il provient d’un mot arabe qui signifie « abandonnés », d’autres qu’il dérive du nom d’une région libyenne appelée encore à ce jour Targa (« rigole » ou « vallée »). C’est la région de Oubari, dans le Fezzan. La dénomination d’origine Aw-Targa (fils de Targa) en berbère atargi, à l’origine du nom pour certains, tandis que d’autres retiennent que depuis le milieu du xixe siècle, les chroniqueurs médiévaux arabes les appelaient tawwareq. À l’époque coloniale, les Français ont utilisé et popularisé le mot Touareg comme le pluriel de Targui en français (féminin Targuia, pluriel Twareg). Cette distinction est souvent abandonnée et l’on accorde parfois le mot comme en français (un Touareg, des Touaregs et touareg(s) pour l’adjectif avec quelquefois touarègue(s) au féminin).
Les Touareg préfèrent d’ailleurs se désigner eux-mêmes par Imajaghan ou Imuhagh (noble et libre) ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont toutes les trois des déformations de Tamazight dues à une altération par les accents du sud. Si la société touarègue est hiérarchisée, sa structure ne s'apparente pas aux hiérarchies figées occidentales. Chaque classes sociales, articulées selon leurs fonctions sociales spécifiques, se fréquentent et se mêlent au quotidien, unies dans des relations de plaisanterie codée. Il est possible de distinguer certaines de ces catégories sociales :
▪ Imajaghan : tribus nobles, essentiellement guerriers ;
▪ Ineslemen : tribus maraboutiques (au singulier ineslem signifie « musulman »), nobles aussi;
▪ Imrad : tribus vassales ;
▪ Inaden : forgerons (en fait les artisans) noirs, nobles ;
▪ Irawellan : anciens captifs touareg ;
▪ Iklan : esclaves noirs (au singulier akli signifie « noir ») ;
▪ Bellas : esclaves libérés de langue Songhaï ;
▪ Bouzou : esclaves libérés de langue haoussa.
Les Touareg sont monogames, sauf quelques exceptions. Le futur marié doit apporter une dot composée de dromadaires et de bœufs à la famille de la mariée. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariée, cette dernière en gardera la propriété en cas de divorce, laissant son ex-mari sans toit. Les mariés appartiennent presque toujours à la même caste[réf. nécessaire].
Les Touareg portent traditionnellement une sorte de long vêtement souvent nommé [takakat] (en étoffe de coton nommé « bazin ») et un chèche, appelé aussi taguelmoust (tagelmust en berbère) ou encore « turban ». Le chèche est une sorte de turban d’environ quatre-cinq mètres de long qui s’enroule sur la tête pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid…
Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban. Il peut être de différentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spéciale. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton). Sa teinture tend à déteindre sur la peau, donnant au targui le surnom d’« homme bleu ». Bijoux ethniques éthiques chics touareg et africains en argent, bois d'ébène et pierres fines, accessoires de mode et décoration d'inspiration artisanat ethnique à découvrir, revisités dans un esprit design pour nos tenues urbaines.
Des lignes très actuelles, alliant beauté des matières et prix très sages, des créateurs, artisans et fabricants passionnés et attachés à la qualité de leurs productions dans une volonté de commerce équitable.
Bijoux touaregs, origine ethniques, commerce équitable et éthique. bijoux en argent. Garantie argent 925/1000, poinçon France et Laoula. Création contemporaine Laoula, réalisation artisans traditionnels, grégaire, forgerons bijoutiers touaregs. Attention aux bijoux fait en argent acheté au Niigéria.
Bijoux en argent. Garantie argent 925/1000, poinçon France et Laoula. Création contemporaine de Laoula, réalisation par des artisans traditionnels, grégaires, forgerons bijoutiers touaregs. chaque bijou fabriqué à la main est unique . Chaque création de Laoula comprend un bracelet, une bague, une paire de boucles d'oreille et en collier. Les pierres utilisées sont naturelles agate, onyx, turquoise, lapis lazulli ou du bois précieux exotique.L'argent vient de France et garanti sans nickel contrairement aux bijoux peu chers fabriqués avec de l'argent acheté au Niigéria.La bague touareg en argent est une petite messagère du monde touareg dans laquelle nombre d'histoires et symboles peuvent se lire en filigrane, des simples anneaux offerts en serment d'amour aux bagues chevalières superbement décorées de gravures très fines et incrustées d’ébène. Des bijoux ethniques éthiques chics. Chaque bijou en argent, chaque bague touareg créé par Laoula est à la fois un bijou de mode, chic et classe, un symbole qui retrace par ses signes cabalistiques, ciselés ou filigranés selon les traditions ancestrales des nomades ethniques touareg. Porte bonheur, gris gris avec des arabesques souvent serties d'ébène, signe d'un travail appliqué joaillier haute couture. Chimères ou promesses d'amour, présents tribales ou de famille, hymne à l'amour et à la beauté tous ces bijoux perpétuent leur essence artisanale. Chaque bijou est l'occasion pour Laoula d'aider les femmes touareg de l'association de Terezer au Niger.
ARTE Reportage (France, 2007, 43mn) ARTE Niger : la rébellion des Touaregs Le Niger occupe la dernière place du classement de l’ONU pour l’indice de développement humain. Mais, dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, comme ailleurs, les statistiques et les moyennes gomment l’hétérogénéité des situations. Les clivages se creusent entre le Sud, avec ses plaines fertiles, ses cultivateurs d’ethnies noires, la capitale, Niamey, et le Nord du pays, aride, désertique et montagneux. Le Nord, c’est le territoire des nomades et des pasteurs, en majorité Touaregs. Mais c’est aussi le troisième centre de production d’uranium au monde. Le groupe français Areva y exploite les plus importantes mines à ciel ouvert du pays, en accord avec le gouvernement central de Niamey. Dès le départ, les Touaregs du Nord se sentent exclus de l’économie du « yellow cake » : ils réclament des emplois et veulent être associés à cette création de richesse, d’autant plus qu’elle se développe sur leurs terres. C’est l’une, sinon la principale revendication des rebelles touaregs qui ont pris les armes dans le nord, début 2007. Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) est aujourd’hui en mesure de menacer l’approvisionnement d’uranium des pays développés. La stabilité de la région fait donc partie des intérêts supérieurs de l’Etat nigérien, mais aussi de la France, grosse consommatrice d’énergie nucléaire. Sans compter les Américains qui surveillent de près tous les mouvements islamistes proches d’Al-Qaïda, qui sillonnent la région entre Algérie, Niger et Mali. Le pouvoir nigérien n’hésite d’ailleurs pas à accuser les Touaregs de s’être alliés à Al-Qaida, et ce afin de bénéficier du soutien de Washington. Ce sont d’ailleurs les écoutes téléphoniques des chefs rebelles, fournies par les services américains sur place aux autorités locales qui auraient permis l’arrestation de deux journalistes Thomas Dandois et Pierre Creisson, par les militaires nigériens. Accusés « d’atteinte à la sûreté de l’état » pour avoir rencontré des rebelles touaregs, passibles de la peine de mort, ils ont été libérés après un mois de détention. Quelques mois plus tard, une autre équipe réussissait à gagner le Nord du Niger. Reportage au cœur de la rébellion.
abandonnant ainsi la vie de nomade du désert. Elle devient alors très prospère grâce au transit des caravanes de dromadaires...
A présent Agadez (ou Agades, Agadès) est un centre administratif, commercial et touristique du Niger.
On recense 21 modèles différents de croix (22 avec la croix de Mano Dayak, créée en 1996 après sa mort). Chaque croix est le symbole d'une ville et permet de connaître la provenance des personnes qui la portent. Il est difficile d’être catégorique sur leur origine. Selon certaines études, les croix existeraient depuis l’Egypte pharaonique. Mais il se pourrait également qu’elles datent d’une période pré-islamique plus récente, à l'époque où les tribus furent influencées par le christianisme et le symbole de la croix chrétienne. Les croix touarègues, transmises de père en fils, pourraient aussi symboliser les 4 points cardinaux : « Mon fils, je te donne les quatre coins du monde, parce qu'on ne peut pas savoir où on mourra ». Elles sont à présent portées par les hommes comme par les femmes.
Ces bijoux en argent sont réalisés par les forgerons d'Agadez selon la technique de la forme perdue dont la première étape consiste à modeler en cire une réplique grossière de la croix. Cette forme est alors enrobée d'argile puis cuite dans un feu attisé par le soufflet de cuir qu'actionne un apprenti. La température liquéfie la cire qui s'échappe par une extrémité, libérant ainsi un moule en terre cuite creux dans lequel est coulé l'argent. Après refroidissement, l'artisan casse le moule d'argile pour en retirer la croix brute. C'est en limant et ciselant longuement qu'il termine la célèbre croix d'Agadez.
Les boucles d'oreille et les bracelets en argent de qualité variable sont fabriqués à Agadez. Tout comme les boîtes en cuir ou les statuettes de gazelles. Les sculptures d'éléphant sont des articles que l'on trouve plus couramment au sud du pays, sur les marchés de Niamey.
De nombreux objets d'utilité courante (ou presque) étaient fabriqués de façon artisanale. A présent, la tendance est de les remplacer par des produits importés de la Chine ou du Nigeria. Les artisans touaregs ou peulhs d'Agadez continuent cependant à les réaliser pour le marché touristique, comme le coffre décoratif ci-contre (longueur 50cm environ).
Les méharistes les plus remarqués masquent leur visage avec un imposant turban d'indigo brillant et sont parfois intégralement recouverts de la même étoffe. A leur côté est fixée le redoutable Takouba. L'arnachement des dromadaires blancs est constitué d'une couverture de selle en poil de chameau tissée à la main, de sacs en cuirs latéraux et de la selle de chameau au pommeau cruciforme.
Le Festival de l'Aïr (organisé fin décembre) est une initiative destinée à dynamiser le tourisme dans le département d'Agadez.
Un turban d'indigo dont la longueur dépasse 10 mètres.
Une imposante bourse de cuir décorative suspendue au cou.
Un boubou couvrant le large pantalon porté dans les régions sahariennes.
Les sandales touarègues en cuir teint.
A la main, un porte-clé en lanières de cuir.
Femmes touarègues en habit de fête qui se rendent jusqu'au lieu de la cérémonie, un mariage probablement.
Les ânes qui les portent sont leur propriété et non pas celle de leur époux. En effet la femme touarègue est propriétaire de la tente familiale et par conséquent de l'âne qui sert à transporter cette dernière lors des déplacements nomades.
Sources ;
Tuaregs.free.fr : Culture et histoire Touarègue.
Association Sauvez l'Imzad
Tamasheq.net , le site des musiques touaregues.
Les Touaregs: Géographie du Sahara, infos sur les Touaregs, le Tassili, le Hoggar.
Dans le désert du Sahara: thèmes géologiques, ethnographiques à travers diverses rubriques.
Bienvenue en pays Touareg : de nombreuses informations sur l'histoire passée et contemporaine de la société Touareg.
Aux portes du Sahara, le portail du rêve saharien, invitation au voyage, infos, biblio.
Hoggar, Bienvenue au Pays des Hommes Libres: un site très complet sur le Hoggar, l'Ahaggar.
Asafu, le site de la culture amazigh du Souss: site très riche présentant des dossiers documentés, abordant de même la langue et la musique
Héritages Ludiques Sahariens et Nord-Africains : une étude globale sur les jeux des enfants du nord de l'Afrique, en particulier du Sahara.
Rubrique culinaire
Esink
Mil pilé, cuit dans une marmite avec de l'eau, et souvent consommé avec du lait de chamelle ou de chèvre salé
Taguella : le "pain touareg"
Recette : allumer un feu pour préparer des braises abondantes. Pétrir la pâte de la taguella à base d'eau et de semoule. Donner à cette pâte une forme de galette. Creuser un foyer dans le sable chauffé par les braises ; y déposer la taguella. La recouvrir de sable et d'une couche de braises. Au bout d'une vingtaine de minutes, retourner la taguella et procéder de la même façon pour cuire l'autre face (pendant 15 à 20 minutes). En fin de cuisson, retirer la taguella du foyer et la gratter pour enlever le sable qui y adhère. Rompre la galette et l'émietter en petits morceaux dans un plat, puis recouvrir d'une sauce préparée en parallèle (souvent à base de tomates, d'oignons et de viande).
Ustensiles et objets de la vie dans les campements
Guerba
(mot arabe, "abayor" en tamasheq) : outre fabriquée avec une peau de chèvre tannée avec de l'écorce d'acacia. La guerba sert de récipient pour l'eau qui y reste fraîche. La guerba facilite le transport de l'eau par les animaux.
Taoussit
natte posée par terre pour s'y asseoir ou s'y coucher.
Asaber
natte utilisée comme coupe-vent ou pour s'isoler des autres.
Aghrik
sac en cuir dans lequel la famille met ses affaires.
Eléments vestimentaires sources http://saharadecouverte.free.fr/culture.html
Taguelmoust
turban, ou chéche, que les hommes portent sur la tête.
Alesho
turban fait de petites bandelettes cousues à la main et teintées d'indigo. Porté par les hommes, et les femmes sous forme de foulard.
Tisseghnas
voile de 10 m de long dans lequel la femme s'enveloppe.
La cure salée
Pour satisfaire les besoins en sel de leurs bêtes, chaque année entre fin août et début septembre, après la saison des pluies, tous les nomades : Touaregs et Peuls convergent vers le puits de Teggida n' Tessoumt où l'eau est fortement salée. Pendant toute la période où cette zone est riche en pâturages, les nomades profitent d'être ensemble pour faire la fête (Tindé, concours de beauté, courses de chameaux ...)

Comment fabriquer une flûte traditionnelle
La flûte touarègue traditionnelle est faite dans une racine d'acacia. L'acacia produit souvent des racines rectilignes longues de plusieurs mètres pour chercher l'humidité. Couper un morceau de racine d'environ 90 cm, puis le passer, très doucement, au feu pour dilater légèrement l'écorce. Après plusieurs heures de patience, il est possible de faire glisser l'écorce autour du bois de la racine. Il ne reste qu'à percer les trous de la flûte, et à la garnir de cuir pour la décorer. Cette flûte en écorce est très fragile. Le son de la flûte dans la nuit étoilée, à la lumière du feu de bois, est un moment rare.
Bien entendu, seul un Touareg arrivera à fabriquer correctement une telle flûte, alors ne coupez pas inutilement les racines d'acacia !
Pourquoi les chameaux ont-ils souvent des verrues sur le nez ?
Les "verrues" que l'on observe souvent sur le nez des chameaux sont en fait des marques effectuées par leur propriétaire. La disposition et le nombre de ces fausses verrues, provoquées par des entailles de la peau, permettent d'identifier le propriétaire des animaux. D'autres marques (entailles ou marques au fer rouge) sur le cou, les oreilles ou sur les pattes sont également utilisées. Cette pratique s'appelle Ehouel ou Ejuel.
Touaregs, hommes bleus du grand désert sources http://www.caravaneducoeur.com/lestouareghistoi/index.html
Les touaregs que nous appelons également les " hommes bleus " en référence à leur tenue de couleur indigo sont des éleveurs nomades généralement Berbères ou descendants libyens. Ils s'appellent eux même Kel Tamasheq " les gens du tamasheq " (cf lexique) ou encore Kel Tagelmoust " ceux qui portent le voile " ou Imajeghen " les hommes libres ".
Ils appartiennent à un ensemble culturel avec une identité forte (Temoust), une histoire et des références communes, notamment une langue, le Tamashek et un alphabet, le Tifinagh.
Ils vivent entre le Mali, le Niger, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso.
Leur zone de vie traditionnelle, couvre une vaste partie du Sahel et du Sahara sur près de 2,5 millions de km2, (l'Europe).
En l'absence de tout recensement fiable on peut estimer l'ensemble de la population Touareg à plus de 3 millions d'individus - dont environ 1 million au Mali, plus de 1,5 millions au Niger et environ 500 000 répartis entre l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso.
Le mode de vie de ces hommes du désert est aujourd'hui remis en cause, les obligeant à trouver des solutions alternatives.
Les Touaregs furent pendant des centaines d'années les maîtres incontestés des routes commerciales du Sahara, dont ils contrôlaient les pistes caravanières ce qui leur procurait une certaine existence et surtout évoquaient avec excellence une image de liberté. Cependant, suite à la décolonisation, les frontières des pays africains se sont brusquement matérialisées et la transhumance devint un problème, ce qui les poussa peu à peu à se fixer à proximité des pâturages ou aller travailler plus ou moins provisoirement dans les chantiers de prospection pétrolière ou minière. En raison de leur nomadisme et de leur infériorité numérique dans tous les pays dans lesquels ils s'établirent ou se déplacèrent, les Touaregs subirent alors une marginalisation politique et économique récurrente pendant des décennies. Aux révoltes régulières, succéda en 1990, une lutte armée et la naissance de mouvements de rébellion entraînés dans les camps libyens. Le non-respect des clauses des accords de paix de 1995 engendra des rancoeurs des deux côtés : frustrations côté touareg et une ségrégation manifeste d'autre part notamment dans l'accès au marché du travail pour les hommes bleus qui cherchèrent à se sédentariser. En 1996, les rebelles en gage de paix déposèrent les armes, acceptant de les détruire publiquement à Tombouctou, et les familles réfugiées en Mauritanie, en Algérie et au Burkina Faso réinstallèrent leurs campements.
Les sécheresses qui se succèdent et les températures plus qu'extrêmes (45°à l'ombre) pendant la majeure partie de l'année ont aggravé l'insuffisance de la production agricole, la raréfaction des pâturages et la mortalité élevée des bétails due aux épizooties. Il faut ajouter à la fragilité de l'écosystème qui ne permet plus aux plantes traditionnelles de pousser, l'isolement des familles dans les campements qui restent difficiles d'accès et qui ne bénéficient ni de suivi médical ni de solution d'évacuation d'urgence.
Pour l'heure, les aides au développement ne laissent pas la perspective d'un avenir meilleur car aucun programme ne prévoit la construction de puits ou d'hôpitaux en zone touareg. Alors ces hommes bleus, ces Imajeghen, hommes libres en quête de changement et d'intégration à une vie plus moderne, se forment pour mettre en place une élite de nouvelle génération : celle qui, par le savoir, la connaissance obtiendra du pouvoir pour son peuple (Cf les guitares électriques des Tinariwen)
Il faut désormais rester favorable à la paix et à la réconciliation en espérant que du côté du Niger des accords de paix soient signées aussi.
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